Collectif OGM 65

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Les Derniers Billets

jeudi, février 16 2012

réunion collectif ogm65

Prochaine réunion le jeudi 16 février 2012 - 18h30 - au local du GAB65 chemin de l'Alette (rte de Pau) à Tarbes

mercredi, janvier 11 2012

Le Conseil d’État et le Parlement remettent les clefs de notre alimentation aux marchés financiers

Le 28 novembre 2011 restera un jour noir pour la souveraineté alimentaire.

Dès 14 h, le Conseil d’État a annulé le moratoire français sur l'OGM MON 810 de Monsanto. Le gouvernement a immédiatement annoncé son intention de reconduire ce moratoire, mais le pourra-t-il avant les semis du printemps 2012 ?

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mercredi, novembre 9 2011

Pour notre droit à la souveraineté alimentaire - NON aux royalties sur les semences de ferme

Cyber @ction signable en ligne sur

   http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/droit-souverainete-alimentaire-royalties-semences-ferme-386.html
  
Voir aussi le site de la campagne :
   www.semonslabiodiversite.com

Une nouvelle proposition de loi sur le Certificat d'Obtention Végétale sera débattue à l’Assemblée Nationale en novembre. Le 8 Juillet dernier, l'ancienne majorité sénatoriale a déjà cédé aux pressions du lobby semencier en approuvant ce texte. Si les députés confirmaient ce vote, les paysan(ne)s connaîtraient une régression sans précédent de leur droit le plus fondamental : celui de ressemer librement leur propre récolte et d'échanger leurs semences.

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mardi, octobre 25 2011

la Chine aurait suspendu la commercialisation de riz génétiquement modifié.

La Chine suspend la commercialisation du blé et du riz GM pour 5 à 10 ans. Le riz est la principale denrée alimentaire pour 1,3 milliard de Chinois, dont une majorité s’est exprimée contre les aliments transgéniques, et ce mouvement du Gouvernement chinois signifierait que la population a été entendue !

Ce qui est intéressant (voir le lien en anglais) c'est que c'est en raison des conséquences mal connues sur la santé humaine.

http://biosafety-info.net/bioart.php?bid=703

samedi, septembre 10 2011

OGM- LA FRANCE N'ABANDONNERA PAS SON MORATOIRE CONTRE LE MAÏS MON810

8 septembre 2011

La Justice Européenne donne à la France tous les outils nécessaires pour confirmer le moratoire sur la culture de l'OGM MON 810

Dans un arrêt rendu ce matin, la Cour de Justice de l'Union Européenne a rappelé quelques règles procédurières qui pourraient affaiblir le moratoire français sur la culture du maïs OGM MON 810. La société Monsanto et les organisations de l'industrie semencières et de l’AGPM association spécialisée maïs de la FNSEA qui ont engagé cette procédure espèrent obtenir ainsi l'autorisation de la culture d'OGM en France. Ils oublient que le refus des OGM ne tient pas à l'emplacement d'une virgule devant la date d'un décret, mais aux risques manifeste que ces chimères génétiques brevetées font courir à l'environnement, à la santé et à la souveraineté alimentaire.

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MONSANTO A "OUBLIÉ" D'INDIQUER QUE LA COEXISTENCE EST IMPOSSIBLE

7 sept 2011

La Cour de Justice Européenne a confirmé hier, contre l'avis de la société Monsanto, qu'un miel contenant du pollen de maïs OGM doit obtenir une autorisation avant d'être commercialisé. La société Monsanto a obtenu en 1998 une autorisation pour la culture et pour la consommation de son maïs MON 810 comme denrée alimentaire. Elle a simplement "oublié" de demander l'autorisation pour la consommation de miel contenant du pollen issu de son OGM.

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lundi, mai 16 2011

PROCHAINE RÉUNION DU COLLECTIF OGM 65

LE LUNDI 16 MAI - 19h- au local du GAB65

UNE PREMIÈRE SCIENTIFIQUE: résidus de pesticides issus d’aliments transgéniques dans le sang des femmes

Des chercheurs de l’Université de Sherbrook au Québec, Canada, ont montré la présence de pesticides (herbicides à base de glyphosate ou de glufosinate et de protéines insecticides Cry1Ab) et de leurs résidus dans le sang de femmes, dont certaines enceintes. Selon un article de la revue Reproductive Toxicology 1, sous presse, « c’est la première étude à mettre en évidence la présence de pesticides associés aux aliments génétiquement modifiés dans le sang de femmes enceintes, de fœtus et de femmes non enceintes ». Pour cette étude, les scientifiques ont effectué des prélèvements sanguins chez des femmes habitant la ville de Sherbrook. Ces femmes, ainsi que leur mari, n’ont jamais travaillé au contact de pesticides et leur régime alimentaire est annoncé comme typique d’une zone industrialisée du Canada. La présence de pesticides dans leur sang serait donc principalement issue de leur alimentation. D’ailleurs, les scientifiques précisent que si aucune analyse du panier alimentaire n’a été faite pour établir la quantité de résidus de pesticides présents dans les aliments, ils considèrent « concevable que la majorité de la population y est exposée via leur alimentation quotidienne », du fait de la forte présence d’aliments GM (soja, maïs, pommes de terre…). Dans le détail, les résultats d’analyse montrent que les chercheurs ont trouvé dans le sang de trente femmes enceintes : des résidus de glufosinate (chez 100% des femmes prélevées) et des protéines Cry1Ab (93% des femmes prélevées) ; dans le cordon ombilical : des résidus de glufosinate (100%) et des protéines Cry1Ab (80%) ; et dans le sang de 39 femmes non enceintes : du glyphosate (5%), du glufosinate (18%), des résidus de glufosinate (67%) et des protéines Cry1Ab (69%). Pour expliquer l’absence de glyphosate, de résidus de glyphosate ou de glufosinate dans certains cas (ou dans tous pour les résidus de glyphosate), trois hypothèses sont avancées : l’absence d’exposition à ces molécules des femmes prélevées, leur élimination efficace par l’organisme ou une limite de la méthode de détection utilisée. Les travaux pour répondre à ces questions restent donc à faire tout comme l’analyse des possibles conséquences de la présence de ces molécules. L’objectif des chercheurs était double : établir si l’alimentation quotidienne est vectrice de ces molécules chimiques et fournir des données nécessaires à de plus amples analyses d’impacts, notamment dans le domaine de la procréation chez la femme. Selon l’article, le glyphosate avait été l’objet d’une étude similaire dans des échantillons d’urine de femmes du monde agricole comparés à ceux de femmes extérieures à ce milieu 2. Les auteurs appellent à des recherches plus poussées dans le domaine de « la nutrition, la toxicologie et la reproduction chez les femmes », soulignant que « les désordres gynécologiques et obstétriques associés aux molécules chimiques présentes dans l’environnement ne sont pas connus ». La question de l’évaluation des risques liés aux herbicides, résidus d’herbicides ou insecticides est au centre de controverses depuis plusieurs années. Les travaux du Pr. Gilles-Eric Séralini dans le domaine des herbicides à base de glyphosate ont par exemple souvent été l’objet de vives discussions entre scientifiques. L’article sous presse des chercheurs canadiens devrait donc encourager l’expertise scientifique puisque, selon eux, c’est la première fois qu’une analyse des concentrations de telles molécules est effectuée ! Rappelons qu’après environ quinze années de commercialisation en Amérique du nord, près de 100% des plantes génétiquement modifiées commercialisées sont modifiées pour tolérer un herbicide, produire une protéine insecticide ou disposer des deux caractères.

par Eric MEUNIER (INF'OGM) , avril 2011

1 « Maternal and fetal exposure to pesticides associated to genetically modified foods in Eastern Townships of Quebec, Canada », Aris A et al., Reprod Toxicol (2011), doi:10.1016/j.reprotox.2011.02.004

2 « Urinary pesticide concentrations among children, mothers and fathers living in farm and non-farm households in Iowa » Curwin BD. Et al., Ann Occup Hyg., 2007, 51, pp53-65

lundi, avril 4 2011

prochaine réunion des "semeurs volontaires"

Notre prochain RDV est fixé pour le MARDI 5 AVRIL 2011 - 18h00 - à la MN65.

Proposition ODJ:

- organiser et poser les rendez-vous festifs de Juillet et d’Octobre,

- de faire le point sur les "semeurs" qui ont semé (fiches d'observations) et ceux qui voudraient semer! (Karine fera le point en fonction du fichier excel existant et de la feuille d’émargement des Hivernales),

vendredi, mars 25 2011

LA FIN DE LA CLAUSE DE SAUVEGARDE FRANÇAISE SUR LE MAÏS MON810 ?

Dans l’affaire du renouvellement de l’autorisation du maïs Mon810, opposant notamment Monsanto, titulaire de cette autorisation, au ministre français de l’Agriculture et de la Pêche, l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu ses conclusions hier, 22 mars 1. Selon un communiqué de presse de la CJUE, la principale d’entre elles stipule que : « Les autorités françaises ne pouvaient pas suspendre la culture du maïs génétiquement modifié Mon810 sur le territoire national sans avoir demandé, au préalable, à la Commission d’adopter des mesures d’urgence en cas de risque pour la santé et l’environnement ». L’avocat général donne ici un avis juridique sur les trois questions que le Conseil d’État français a posées à la CJUE, pour pouvoir ensuite trancher sur le fond. L’une de ces questions portait sur la base juridique que la France aurait dû utiliser pour prendre une mesure d’interdiction à l’encontre du maïs Mon810, car le renouvellement d’autorisation demandé par Monsanto s’appuie sur un texte différent de celui de son autorisation. La clause de sauvegarde prise par la France est-elle donc légale ? Selon l’avocat général, la réponse est clairement non. Charge maintenant à la CJUE de trancher, au risque d’autoriser de nouveau le maïs Mon810 en France dès les semis 2011. Par ailleurs, les juristes analysent encore les possibles conséquences sur les moratoires pris par d’autres Etats membres.

Lire la suite sur http://www.infogm.org/spip.php?article4762

Vous abonner au journal Inf'OGM : http://www.infogm.org/spip.php?article4286

mardi, février 22 2011

WIKILEAKS balance la FNSEA!

à lire dans le Canard enchainé

voir PDF

FNSEA OGM

dimanche, janvier 23 2011

OGM : le lanceur d'alerte Gilles-Eric Séralini gagne son procès

La justice a rendu son verdict dans le procès en diffamation intenté par Gilles-Eric Séralini professeur de biologie moléculaire à l'Université de Caen et lanceur d'alerte sur les OGM, à Marc Fellous, président de l'Association Française des Biotechnologies Végétales, qui promeut les OGM.

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dimanche, janvier 2 2011

A LA UNE

FRANCE - Le Gers appelle les Régions à soutenir son recours contre les OGM par Christophe NOISETTE , 20 décembre 2010

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mercredi, décembre 15 2010

LE MARIAGE GATES ET MONSANTO

La puissante Fondation Bill et Melinda Gates, dédiée officiellement à des projets philanthropiques, vient d’acquérir 500 000 actions de la société Monsanto. Grâce à un large réseau de connivences, c’est l’ouverture de nouveaux marchés pour le géant des semences agricoles génétiquement modifiées, et des menaces sur la sécurité alimentaire balayées par le grand vent des profits et de la spéculation.

Enquête. Créée en 1994 par le fondateur de Microsoft, la Fondation Bill et Melinda Gates gère un capital de 33,5 milliards de dollars pour financer ses projets “philanthropiques”. Un joli pactole investi à hauteur de 23 millions de dollars dans l’achat de 500 000 actions de Monsanto, comme le révélait la Fondation en août 2010.

C'est l'union entre deux monopoles des plus cyniques et agressifs : 90 % de la part de marché de l’informatique pour la premier, 90 % du marché mondial des semences transgéniques et la majorité des semences commerciales du monde pour le second.

Désormais, la Fondation Bill et Melinda Gates utilise son influence sur les politiques mondiales de développement agricole, et incite paysans et agriculteurs à utiliser les semences et produits agrochimiques génétiquement modifiés de Monsanto.Si doute il y avait, il n’est plus de mise. La Fondation Gates vient de jeter clairement le masque de la “philanthropie”.

Pour mieux conforter son emprise, la Fondation Gates a engagé en 2006 une collaboration avec la Fondation Rockfeller, “fondation caritative” privée dotée elle aussi d’un statut fiscal privilégié et fervent promoteur des OGM à destination des populations pauvres.

Ces deux grands humanistes se sont donc alliés pour mettre en oeuvre l’Alliance for a green revolution in Africa (Agra), “Alliance pour la révolution verte en Afrique”, qui est en train d’ouvrir le continent aux semences OGM et aux produits chimiques vendus par Monsanto, DuPont et Dygenta.

Environ 70 % des bénéficiaires de l’Agra au Kenya travailleraient directement avec Monsanto et près de 80 % des financements de Gates dans le pays seraient dédiés aux biotechnologies, terme délicat auréolé d’esprit scientifique pour signifier les OGM chahutés par de mauvais esprits. Sans état d’âme, Monsanto réserve une part importante de son budget au financement des procès motivés par la toxicité de ses produits.

Son fameux agent orange, faut-il le rappeler, utilisé durant la guerre du Vietnam par les armées US, continue aujourd’hui encore ses effets sur les populations. Et son herbicide, le Roundup, représente un véritable danger maintes fois démontré, pour les humains et les générations futures, les animaux domestiques, la faune et l’environnement.

La Coalition du Kenya pour la biodiversité commentait sans détour : “Agra est un poison pour nos systèmes de production et moyens de subsistance. Sous la bannière philanthropique du développement agricole, l’Agra finira par ronger le peu qui reste de l’agriculture durable en Afrique.”

En Afrique du Sud, pour citer un exemple, le maïs génétiquement modifié a produit peu ou pas de graines en 2009, et des centaines d’agriculteurs ont été touchés, jusqu’à 80 % de leurs récoltes pour certains. En 2008, 30 % du fonds de développement agricole de la Fondation Gates a servi à la promotion et au développement des variétés de semences OGM. Ce qui donne une idée des milliards générés et de l’intérêt des nouveaux marchés.

Sous couvert de dévouement humanitaire et grâce notamment à ses liens avec la Fondation Rockfeller, la Fondation Bill et Melinda Gates ouvre donc de nouveaux marchés à Monsanto.

Et comme ce n’était pas encore assez, la Fondation Bill et Melinda Gates s’est adjoint les ministres des Finances des USA, du Canada, d’Espagne et de Corée du Sud. Cette belle brochette a promis 880 millions de dollars pour créer un programme mondial sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, Global agriculture and food security program.

(http://terresacree.org)

mardi, novembre 30 2010

PROCÈS DE MARMANDE ET APPEL À SOUTIEN AUX CONDAMNÉS

Prévenus et victime sont au moins d'accord sur une chose : le procès de 86 faucheurs volontaires qui s'est tenu les 11 et 12 octobre devant le tribunal correctionnel de Marmande (Lot-et-Garonne) a eu le mérite de relancer le débat en dormance sur les OGM.Faucheurs

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lundi, novembre 15 2010

REUNION DU COLLECTIF OGM 65: mercredi 17 nov à 19h au local du GAB

prochaine réu du collectif ogm le:

              MERCREDI 17 NOVEMBRE à 19h au local du GAB, route de Pau, chemin de l'Alette, à coté de la CACG.

mercredi, octobre 27 2010

les semeurs et semeuses volontaires: c'est parti !

C'est par une belle journée d'automne et dans le beau cadre de la Maison de la Nature 65 (MNE65) que nous nous sommes retrouvés nombreux pour la première rencontre des semeurs et semeuses volontaires des blés de pays.

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lundi, octobre 18 2010

SAMEDI 23 OCTOBRE: devenez semeurs et semeuses volontaires pour multiplier des blés du pays.

Le collectif OGM 65, en partenariat avec l'association terre en vie et la Maison de la Nature propose à des jardiniers et jardinières volontaires de semer des variétés anciennes et locales de blé dans leur jardin.

Pourquoi? Le but est de conserver et de multiplier des variétés anciennes de pays (patrimoine collectif). D'obtenir partout dans le monde des collections vivantes gérées par des maisons de la semence. De permettre aux paysans d'utiliser les variétés adaptées à leur terroir et au climat. Comment? Il suffit de consacrer 1m2 de son jardin, de bien le préparer, de le semer avec le grain fourni et après de le bichonner tout l'hiver, tout le printemps et le début de l'été jusqu'à la récolte.

Quand? Nous proposons aux semeurs et semeuses volontaires une après-midi « semis »:

LE SAMEDI 23 OCTOBRE 2010 à 15H à la "Ferranderie"

(Maison de la Nature 65) à Puydarrieux. Pour y aller: depuis Tarbes, rte de Trie sur Baïse et à la sortie de Trie prendre direction Puydarrieux.

pour se rencontrer, prendre des informations sur ces blés et des conseils pratiques de culture avec des paysans de l'association « Terre en Vie » (terre-en-vie.fr).

Les volontaires repartirons avec des graines à semer et dont il faudra restituer une partie de la récolte en vue de la conservation et de la multiplication. Une fiche « technique » sera remise à chacun.

En participant à ce projet, vous partagez aussi avec beaucoup d'autres, des savoirs et des savoirs-faire paysans qu'il est urgent de préserver, de redécouvrir et développer pour une agriculture plus respectueuse des hommes et de l'environnement.

Nous comptons sur vous pour venir, en parler et inviter des ami(e)s.

vendredi, octobre 15 2010

La présidente de l'Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire appartient à un lobby industriel

| Le Monde 29.09.10 | 10h39 • Mis à jour le 29.09.10 | 10h48

La présidente du conseil d'administration de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) est aussi membre du conseil d'administration d'une association regroupant les plus grandes entreprises de l'agro-industrie. Telle est la révélation faite par José Bové, député européen (Europe Ecologie), lors d'une conférence de presse, à Bruxelles, mercredi 29 septembre.

Les documents présentés font apparaître que Diana Banati, la présidente du conseil d'administration de l'AESA, a dissimulé qu'elle appartenait aussi au conseil d'aministration d'ILSI Europe (International Life Science Institute), instance dans laquelle elle côtoie des représentants de dix grandes entreprises comme Kraft Foods, Nestlé ou Danone.

L'Agence joue le rôle d'expertise scientifique pour les décisions de la Commission européenne en matière de produits alimentaires, notamment les OGM (organismes génétiquement modifiés). L'Autorité n'a jamais émis un avis négatif sur plus de 100 OGM examinés.

DEMANDE DE DÉMISSION

De son côté, l'ILSI est une organisation internationale regroupant plus de 400 entreprises, dont Monsanto, Syngenta, Dupont, Nestlé et Kraft Foods. Dans les années 1980 et 1990, elle a ainsi relayé les efforts des fabricants de tabac pour affaiblir les initiatives de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le tabac. A la suite à plusieurs enquêtes, l'OMS a d'ailleurs exclu l'ILSI, en janvier 2006, de la liste des organisations pouvant participer à ses activités.

M. Bové demande la démission de Mme Banati. "L'AESA n'a pas d'autonomie, elle est inféodée aux lobbies, juge le député, qui est également vice-président de la commission agriculture du Parlement européen. Son mode de fonctionnement doit être revu de fond en comble."

Mme Banati a fait modifier, le 28 septembre, les mentions de sa déclaration d'intérêt, telle qu'on peut la consulter sur le site Internet de l'AESA : elle y fait soudainement apparaître son appartenance au bureau des directeurs de l'ILSI.

Hervé Kempf

UN MILLION DE SIGNATURES

A l'initiative de Greenpeace, une pétition recueillant plus d'un million de signatures a été présentée à Bruxelles. "Un million de signatures dont la mienne, c'est une très bonne chose, c'est complémentaire de notre initiative juridique," ajoute le président du Conseil général du Gers.

Il rappelle également l'action de José Bové qui en jetant le doute sur la partialité de la présidente du conseil d'administration de l'EFSA, la hongroise Diana Banati, a éclaboussé aussi les décisions prises par la Commission. "Les récentes révélations de José Bové renforcent le doute sur la fiabilité de l'EFSA (Autorité Européenne de la Sécurité Alimentaire) sur lequel la Commission s'est appuyée".

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